Rando familliale 2023, le Morbihan. #2

De Saint-Philibert au Bono


Comme je l’ai dit dans le précédent article, la nuit n’a pas été autant réparatrice que nous le voulions. Nous nous levons vers 8h00 et décidons de lever le camp pour prendre notre petit déjeuner en route.

J’étudie l’itinéraire prévu, et je n’ai pas envie d’imposer le bivouac prévu ce soir après avoir fait une si mauvaise nuit.

Je suis bien placé pour savoir que la toute première nuit dans la nature est source de stress et qu’elle risque une fois de plus de ne pas être réparatrice. Ces dames, valident ce choix.

Nous décidons donc de couper en longeant la D871 plutôt que de longer la côte vers l’anse de Tréhernnarvour et de remonter plein nord ensuite.

L’objectif de la fin de journée sera de trouver un camping autour d’Auray.

Nous faisons donc 2 km en bord de route avant de descendre vers un point de vue sympa pour le petit déjeuner. Nous avions commandé des pains au chocolat au camping pour accompagner notre mélange de lait et chocolat en poudre chauffé sur place.

Alors que nous mangeons tranquillement, une femme, propriétaire de la maison en bord du chemin nous fait comprendre que : "vous comprenez, le chemin nous appartient et il faut que je l’entretienne donc si vous pouviez partir que je puisse débroussailler…". Sous entendu "vous dérangez ma vue sur la mer et ma maison perd de la valeur si des randonneurs sont vus à proximité". J'ai tenté de lui expliquer le fond de ma pensée, mais Madame s’est levée plus rapidement que moi pour lui expliquer plus calmement que nous partions dans les 10mn. Le temps de remballer le matériel, donc les toiles des tentes que nous faisions sécher à cause d'un premier montage approximatif.

Après cet épisode dont je me serais bien passé, nous voilà en route sur un chemin très agréable au milieu de la campagne. Il est déjà presque 10h00. Nous sommes à l'ombre la plupart du temps, mais nous sentons déjà bien la chaleur. La canicule annoncée est là et poussera la température à 32 °C dans l’après-midi.

Mais ce matin c’est encore supportable. Nous croisons quelques randonneurs à la journée et avançons vers Crac'h. Là encore, je fais une petite erreur d’organisation. Nous avions de quoi manger dans le sac pour le midi: du saucisson, du fromage et des gâteaux secs. Je n'ai donc pas pensé à nous arrêter prendre quelque chose de plus réconfortant dans une boulangerie du bourg.

Nous nous arrêtons pour une petite pause et nous ravitailler en eau près du cimetière. Un grand classique pour les randonneurs déshydratés.

Nous faisons une nouvelle pause pour manger le midi dans un bois à l'ombre. Notre ado qui n’a pas vraiment récupéré de la veille fait une petite sieste et soigne ses nouvelles ampoules. Nous en sommes à 8 km depuis le petit déjeuner. Une pause bien agréable !

Le bout de chemin vers Auray est assez difficile. Il est essentiellement fait de goudron et n'est pas très arboré. Par cette chaleur c'est compliqué d’apprécier notre rando à ce moment-là. Nous passons même à côté de monuments sans vraiment y faire attention comme le mausolée Cadoudal.

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Dans Auray nous nous arrêtons à la terrasse d'un bar sur la place aux roues. Une jolie place ombragée où la serveuse nous proposera une carafe d'eau en plus de nos consommations tellement nous avions l'air d'avoir chaud. C'est une parenthèse aussi désaltérante que remotivante.



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Ensuite nous arrivons vers la partie basse du quartier historique avec son joli pont en pierre. Sa vue depuis le haut des marches au bout de la rue est un des bons souvenirs visuel de notre rando.



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Nous avons déjà fait 15 km et il faut réfléchir à la fin de journée. Pendant la préparation, j'ai remarqué que cette partie de la cote est assez sauvage. J'ai aussi repéré un cimetière un peu avant la petite ville du Bono, donc très certainement de l'eau vu sa taille.

Nous repartons donc sous la chaleur. La motivation n'est pas beaucoup remontée et le chemin manque d'ombre. Au bout d'un moment on se rend compte que le bivouac va etre compliqué. Le chemin est bordé la plupart du temps par de la vase cotée mer, et par un grillage et/ou de la végétation très dense côté terre. Je pars en éclaireur pour voir si la situation évolue plus loin pendant que ces dames font une pause sur un banc à l'abri du soleil avant de repartir plus tranquillement.

La rivière du Bono se mélange à la mer, c'est encore un bel endroit, mais je ne prends pas trop le temps d'en profiter.

Je fais plusieurs kilomètres jusqu’au soi-disant cimetière. Aucun coin de bivouac à l'horizon. Le cimetière n'en est pas réellement un. C'est un jardin du souvenir où sont déposés les cendres des défunts au pied d’arbres plantés par les familles. Un bel endroit. Calme mais plein de vie.

Malheureusement, les 2 points d'eau que j'y ai trouvé sont secs.

Une fois que nous nous retrouvons tous les 3, la meilleure solution semble de pousser encore 3 km pour rejoindre un petit camping de l'autre côté de la petite ville. Nous avons déjà 20 km dans les jambes, et nous sommes pressés de pouvoir nous reposer.

Nous arrivons dans un camping 2 étoiles où on nous propose de monter les tentes dans une prairie ombragée et calme à l'écart des emplacements traditionnels. Ce n'est pas du bivouac. Mais la fin de l'itinéraire prévu le lendemain repasse par Le Bono. Nous décidons en mangeant le fameux mélange semoule-potage en poudre, de passer 2 nuits sur place. Il suffira juste de modifier un peu le parcours pour en faire une boucle partant du camping.

Nous nous endormons tôt et profitons d'une vraie nuit calme et réparatrice.